Qui sommes-nous ?

Découvrez l'histoire, les valeurs et la passion qui animent l'ARCA DE SOL, votre association dédiée au sauvetage et à l'adoption de chiens et chats, en partenariat avec le refuge de l'ARCA DE NOE située à Albacete, Espagne.

 

Le refuge ARACA DE NOE est situé à Albacete, à la périphérie d’une ville dense mais à grandeur humaine.

Ce refuge a vu le jour il y a 37 ans grâce au dévouement d'une poignée de bénévoles désireux de créer une structure pour oeuvrer au sauvetage des animaux martyrs. Partis de rien, sans aucune subvention, ils ont permis à une première structure de sortir de terre. Mais rapidement ce refuge s'est avéré bien trop petit pour pouvoir faire face à l'arrivée massive de chiens et chats à prendre en charge. Ainsi, ils ont par la suite fait l'acquisition du terrain où l'ARCA DE NOE se situe aujourd'hui.... Et ils ont tout recommencé... pour permettre la création de ce lieu. Leur dévouement, leur implication est une réelle leçon de vie. 

Aujourd'hui, le refuge abrite quelques 160 chiens et un peu plus de 60 chats. A ceux-là s'ajoutent environ 70 chiens et plus de 200 chats placés en famille d'accueil.

La population canine de l'ARCA DE NOE se compose majoritairement de galgos. Cette race représente environ 80% de leurs pensionnaires. 

Il n'est probablement pas nécessaire d'aborder ici la maltraitance dont cette race est victime puisque depuis une trentaine d'années maintenant les reportages fourmillent en France pour dénoncer la barbarie dont les galgos font l'objet par delà nos Pyrénées.

La problématique majeure, outre les abandons massifs, demeure le taux extrêmement faible d'adoptions en Espagne. 

C'est la raison pour laquelle est née ARCA DE SOL et que notre association se consacre quasiment exclusivement aux animaux espagnols. Promouvoir leur adoption est un moteur puissant pour nous et  justifie notre combat.

L'ARCA DE NOE, nous l'avons connu en 2020 à la faveur de l'adoption de notre première chienne, prénommée Ginette, via l'association GINETA (dans le 74) qui a depuis été dissolue. Depuis ce n'est pas loin d'une vingtaine de chats et une quinzaine de chiens de l'ARCA DE NOE qui a rejoint la France. Certains intégrant notre foyer, d'autres étant replacés en France, comme Nairobi cette belle galga noire et Rudor noble chat, noir lui aussi. 

Après 4 années à oeuvrer dans l'ombre, sans structure, sans associations pour nous soutenir, nous avons décidés de nous rendre sur place car rencontrer celles qui étaient depuis devenues nos amies, nos soeurs de coeur là-bas s'est imposé à nous. Ainsi, nous avons effectué un séjour de 5 jours à l'automne 2023 à Albacete.

Il nous a fallu encore 2 années supplémentaires pour élaborer le projet de création de notre association, l'ARCA DE SOL. 

Ci-après le récit de notre séjour sur place :

Bien sur le refuge est installé à l’écart du coeur de la ville et nous y accédons par un long chemin de sable qui semble ne jamais finir ni pouvoir aboutir à un lieu où vivent des âmes.

Et enfin, au détour de ce chemin poussiéreux, se profile le refuge. Quelques places de stationnements sur le coté et nous plongeons dans un autre univers une fois le portail passé. Leur univers…

Nous pouvions en douter, mais si, ici vivent des âmes, beaucoup. Ils sont plusieurs centaines à avoir trouvé ici un intermède dans une vie de misère, à tenter d’y oublier un passé de maltraitance. Pour beaucoup ils semblent résignés, mais avec tous cette même lueur de vie dans le regard. Ici ils sont respectés, ici ils ne sont pas frappés, ici, ils reçoivent amour et caresses, ici ils ont une gamelle. Ici ils font plus que survivre, ici ils vivent.

Ici ils existent et ont un prénom, ici, ils sont aimés… Deux choses que pour la plupart, ils n’ont jamais connu.

Beaucoup jappent quand quelqu’un passe le portail. Difficile de savoir si c’est pour attirer l’attention des visiteurs ou parcequ’ils défendent d’instinct leur lieu de vie, leur maison, anxieux que quelqu’un puisse leur ravir ce qu’ils n’ont jamais possédé.

Quoiqu’il en soit, nous, simples « visiteurs » nous sommes bouleversés par le regard de tous ces habitants qui renvoie non pas de la tristesse ni de la peur, mais bien de la curiosité avec certes un soupçon de méfiance. Nous sommes surtout percutés de plein fouet par leur joie de vivre, leurs yeux brillants, leur insouciance… Ici ils vivent. Ici ils existent.

C’est comme si nous arrivions dans une famille…. Une grande famille, oui, mais une famille. C’est ce qui m’a marqué immédiatement en arrivant au sein de l’ARCA DE NOE.

Nous croisons des bénévoles qui vaquent à leurs occupations et nous échangeons avec eux même si la barrière de la langue limite nos interactions. Tous sont souriants et avenants. 

Parfois je demande « comment s’appelle ce chien ? » et les bénévoles ne se contentent pas de donner seulement un prénom, ils l’enrichissent de tendresse et de bienveillance. Ces animaux sont des membres de leur famille, très clairement !

Je ressens profondément que nous sommes dans un autre univers, un pays hors du pays qui abrite ce refuge. C’est un sentiment de paix, de microcosme… Un temps hors du temps.

Le refuge est immense, il y a des allées partout, des cours, des patios, j’avoue que nous nous perdons dans les dédales de ce lieu extraordinaire. Où que se posent mes yeux, il y a des chiens, tous plus beaux et nobles les uns que les autres. Leurs enclos sont d’une propreté qui force le respect. Tous ont un poil impeccable et ceux que j’approche, émue et bouleversée, sentent tellement bon ! Ils ont l’odeur de la bonté qui est la leur. Si l’espoir a une odeur, ce doit être celle-ci ! Incontestablement !

Et puis nous découvrons les « modulos » : les enclos des chats. Il y en a beaucoup. Il y a notamment l’enclos des chats atteints de la leucose. Ceux-ci me tirent les larmes. Car c’est ici que vivait mon chat Ayax, atteint de leucose que j’avais adopté 2 années auparavant et qui s’en est allé 9 mois presque jour pour jour après son arrivée. Le temps d’une gestation… Ces 9 mois auprès d’Ayax furent magiques. Il était un chat juste merveilleux. Et voir où il avait vécu, alors même qu'il ne vivait déjà plus que dans mon coeur et mes souvenirs m’a bouleversé.

Il y a aussi l’enclos des FIV +… ce lieu renferme lui aussi des chats qui très probablement jamais ne sortiront d’ici… Parce que malades…. Et malades d’une pathologie qui effraye, qui fait fuir les familles…. Je sais qu’ils n’ont aucun espoir de trouver un foyer… Le savent-ils ? Je cherche à plonger mon regard dans le leur, mais le leur ne renvoie que bonté et confiance…. Paradoxalement, je crois qu’ils savent… et savent aussi la misère qu’ils ont vécu avant, dans la rue pour la plupart. Ils sont heureux ici… Du moins je veux le croire. Mais fondamentalement je le pense, vraiment !

J’ai adopté 4 chats qui vivaient ici, dans ce modulo des sidaïques : Bibiana, Le Maire, Pistorius, Révérend Alden.

Et j’ai été submergée de chagrin… . Ces 2 modulos renfermant des chats invisibles… Rendus invisibles par leur statuts de « malades ». Ils sont condamnés à attendre leur tour pour partir dans une famille. Tour qui ne viendra jamais... 

En France déjà un statut de positivité au FELV ou au FIV restreint drastiquement les opportunités d’adoption… mais en Espagne,… Ces chats vivront au refuge jusqu’à ce que mort s’ensuive… Une peine immense pour les bénévoles qui s’occupent d’eux tout en sachant qu’aucun ne connaitra jamais l’amour d’un foyer.

J’ai le coeur chaviré déjà. J’ai conscience de m’être insuffisamment préparée… Mon coeur est en berne, mes yeux s’emplissent de larmes silencieuses...

Puis nous visitons les autres modulos, ceux des chats dits « sains ». Comme les précédents enclos ils sont carrelés au sol, avec un abris en dur spacieux, des jeux dans la courette attenante, tout est propre, les gamelles sont pleines, les gamelles d’eau dans lesquelles nous aurions acceptés de boire.

Nous entrons dans l’espace dit « de quarantaine ». Une dizaine de box sur le mur à droite. Ici vivent les contagieux. De nouveau je suis admirative de la propreté. Certes les box sont petits (à l’image des box chez nos vétérinaires), mais tout est net, un plan de travail avec les traitements des uns et des autres, un évier. Une organisation qui force le respect !

Et le patio central qui dessert une partie de ces modulos à droite et longe un grand enclos dévolus aux chiens à gauche… Ce patio où déambulent librement des chiens qui y vivent, et d’autres qui l’intègrent ponctuellement quand leur enclos est en cours de nettoyage.

Un endroit central dans le refuge où tout le monde transite, avec toujours cette notion de Paix, de respect, de convivialité que les uns manifestent aux autres ! C’en est presque lunaire !

Au bout du patio le bureau… Et des chiens du patio qui nonchalamment y vont et viennent, recevant une caresse par-ci, une caresse par-là des bénévoles qui transitent d'une tache à l'autre. 

Tout ici respire une vie de famille. C’est tellement apaisant. Je sens que je suis hors du monde extérieur, comme protégée.. de la même façon qu’ils le sont et le ressentent incontestablement.

De manière fugace je me dis que je ne dois plus jamais sortir de cette enceinte, parce que c’est ici que se joue l’Amour inconditionnel, un temps arrêté, des rencontres merveilleuses… Tant à recevoir et tant à donner !

A droite au bout du patio, des courettes prolongeant des boxs, des enclos, et la clinique vétérinaire que le refuge a installé et agencé comme chez votre vétérinaire de ville ! Moi, ex-ASV je retrouve tous les médicaments d’une structure classique, une salle de chirurgie très fonctionnelle. Ici aussi la propreté est irréprochable ! Je suis admirative !

Cette clinique est à juste titre une grande fierté pour le personnel du refuge. Il est le fruit d'un travail acharné pour optimiser la prise en charge de leurs pensionnaires. Un vétérinaire est présent plusieurs heures par semaine et dispense soins et chirurgies aux animaux qui le nécessitent. 

Dans le prolongement, des boxs à gauche, de grandes cours à droites, avec toujours des chiens qui vont et viennent et à nouveau la propreté des enclos me sidère.

En revenant sur nos pas, nous empruntons un couloir à gauche au bout du patio qui fait le tour du reste du refuge en faisant une boucle immense jusqu’au point de départ. Des enclos à droite et à gauche, avec toujours de grands abris qui préservent les chiens de la pluie ou du froid comme du soleil impitoyable en été dans cette partie de l’Espagne qui affronte un froid mordant en hiver comme elle subit le soleil de plomb en été.

Les animaux ont un poil brillant presqu’autant que cette étincelle dans leur regard. Tout ici transpire l'acharnement des bénévoles pour offrir une dignité de vie à ceux qu'ils considèrent comme étant des membres de leur propre famille. Comme pour compenser le fait qu'eux-mêmes n'en aient aucune à eux.

Le soir venu, nous partons alimenter un point de nourrissage. Il y en a plusieurs alentours dont s’occupe le refuge. Nous suivons celui situé dans le jardin des plantes d’Albacete. Un environnement magnifique mais nous déchantons à le visiter en soirée, quand les visiteurs diurnes sont rentrés en leurs pénates, gorgés de ce lieux magique et qu’une toute autre population reprend possession des lieux… Des chats, beaucoup de chats, méfiants, distants, mais habitués à cette distribution de nourriture qu'ils guettent depuis les coins ombragés, les cabanes cachées dans la végétation qu'a disposé le refuge pour leur offrir un abris. Tous ont été trappés pour être identifiés et stérilisés. Et à chaque nouvel arrivant, une opération de trappage se met en place. Objectif : Empêcher toute naissance afin de juguler cette population de minous déjà bien nombreuse. 

Nous arpentons les dédales de ce jardin magnifique, à la tombée de la nuit, avec une brouette de croquettes… Nous faisons halte à plusieurs endroits stratégiques où sont dissimulées les cabanes de fortunes extrêmement bien conçues cependant, des gamelles vidées, apercevons des chats inapprochables qui savent, qui guettent….

A nouveau je suis bouleversée, je pleure, et je suis la brouette.

Transparence, sérieux, aide

Ce qui nous différencie, c'est notre engagement total envers la transparence et le sérieux de nos démarches. Nous travaillons en étroite collaboration avec notre refuge partenaire ARCA DE NOE, garantissant le bien-être de chaque animal. Pourquoi nous soutenir ? Parce que chaque euro, chaque adoption, chaque partage aide directement un animal dans le besoin. Nous assurons un suivi rigoureux et un accompagnement personnalisé pour que chaque adoption soit une réussite durable. En choisissant l'ARCA DE NOE, vous choisissez l'éthique, la passion et un impact réel.

C’est un sujet à la fois déchirant et complexe. L'Espagne est souvent pointée du doigt par les associations de protection animale comme l'un des pays européens où le taux d'abandon est le plus élevé. Derrière le soleil et les paysages de carte postale se cache une réalité plus sombre pour des milliers de chats et de chiens

Chaque année, on estime que plus de 250 000 à 300 000 animaux sont abandonnés sur le territoire espagnol. Ce chiffre inclut non seulement les animaux de compagnie "classiques", mais aussi une catégorie particulièrement vulnérable : les chiens de chasse.

Le sort tragique des Galgos et Podencos :

C'est sans doute l'aspect le plus connu et le plus cruel de la situation en Espagne. Les Galgos (lévriers espagnols) et les Podencos sont utilisés pour la chasse au lièvre.

  • La fin de saison : En février, à la fin de la période de chasse, des milliers de ces chiens sont jetés à la rue, déposés dans des perreras (fourrières où l'euthanasie est pratiquée) ou, dans les cas les plus barbares, torturés ou tués parce qu'ils ne sont plus "performants".
  • Le statut juridique : Pendant longtemps, une distinction a été faite entre l'animal "de compagnie" et l'animal "de travail", laissant ces chiens de chasse avec très peu de protections légales.